Dorothy Hogan

Dorothy Hogan

Another RIP… but that’s how it is.

Pianist Dorothy Hogan died in Montreal in the early hours of Sunday morning, of lung cancer. She was 70. Dorothy (or Dorothée as everyone in Québec calls her) was an important figure in the Québécois music scene, and a charming lady and a great person to make music with.

I’ve just posted the lovely waltz "Hommage à Dorothée" - a standard in the Fench-Canadian repertoire, composed for her by her former companion, the famed box-player Philippe Bruneau.

It would be nice to know it’s being played even more widely. Maybe she’ll hear it, somehow.

Steve

PS What I posted may not be a definitive version but it’s pretty close - the best I could cobble together from web sources and my own hearing of the tune.

PPS Smokers - please give up. This is the second musical friend I’ve watched dying from lung cancer, and it’s terrible to see.

Re: Dorothy Hogan

thanks , just downloaded the music and played it through,lovely.

Re: Dorothy Hogan

Brother Steve, where have you posted the tune?

"Smokers - please give up" is a bit of a futile request. Dont we all choose our own way of living and dying?

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Re: Dorothy Hogan

Silly me! I didn’t look further than the details page where it lists no tunes in your tunebook.

Posted by .

Re: Dorothy Hogan

Twiz,

Yes, I agree that Brother Steve’s request is unfortunately "futile", but "choosing our own way of living and dying" is only part of the picture. Considering how our choices impact loved ones is another part of the picture.

My father died of lung cancer at age 60, before I met my wife, and subsequently before my son was born. He did not "choose" to die. I’m sure, if he were given a "choice", he would have gladly traded a lifetime of "choosing to smoke" for seeing his only son get married, and watching his only grandson grow up (not to mention all of the other impacts that his "choice" had on innumerable other loved ones).

Granted, statistics confirm that the world death rate is holding steady at 100%, and choosing to not smoke does not guarantee a long, healthy, fruitful life, but to me, choosing to smoke is not the choice that I made for myself.

Please don’t misunderstand me, Twiz - I’m not trying to argue with you, or judge or disrespect smokers in any way. I’m just presenting another way of viewing the situation.

YMMV.

Brian

Re: Dorothy Hogan

Brian,

I empathise with your point of view and don’t want to hijack the essence of this thread… so I am off to enjoy the tune!

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Re: Dorothy Hogan

Hi Dave

Didn’t actually stop to consider whether or not my plea was futile, I was just reacting from the gut at seeing a very fine person - who surely would otherwise have had a good few more years to enjoy life and carry on contributing to the enjoyment of others - wasting away and being scarcely able to breathe.

But you’re right - it is largely a waste of time trying to reason with drug addicts!

I’ve learned a bit more about our friend Dorothy since her death. If you can read French you might enjoy this article. If you can’t, well… she was an American who started out singing folk and protest songs inspired by the likes of Pete Seeger, but moved to Canada to escape the USA of the McCarthy era and devoted the rest of her life to traditional music, especially French Canadian.

(texte paru dans La Grande Ronde : Recueil de musique traditionnelle du Québec, par Dorothée Hogan, éditions Mnémo 2001 et 2002).

Dorothée Hogan, née en 1929, à Dayton (Ohio), commença sa carrière dans le domaine de la musique traditionnelle à New York, après la deuxième guerre mondiale, dans le mouvement devenu le New York City Folk Revival. Inspirée par Pete Seeger et son milieu, elle jouait de la guitare et interprétait les chansons traditionnelles de la classe populaire. Elle voulait, par la diffusion de la musique du peuple, contribuer à construire un monde meilleur.

C était à l époque où les Américains de gauche étaient persécutés par le House Un-American Activities Committee du Congrès américain, sous la direction du Sénateur Joseph McCarthy. De plus en plus, Dorothée et son mari, Homer Hogan, se sentaient en prison, tant au niveau politique que spirituel. Après avoir terminé sa maîtrise en chant choral au Collège Westminster à Princeton, New Jersey, elle décida avec son mari de s installer au Canada en 1962.

Elle enseigna alors la musique classique ainsi que traditionnelle à Guelf (Ontario) et fonda les Madrigal Singers à l Université de Guelph. De cette chorale est issu l ensemble folklorique Maple Sugar / Sucre d érable qui mettait en vedette les violoneux Graham et Eleanor Townsend, le câlleur Fred Townsend ainsi que les gigueurs Donny et Gina Gilchrist.

Ses efforts pour mieux représenter la musique québécoise dans les spectacles de Maple Sugar / Sucre d érable l ont amenée à rencontrer Philippe Bruneau de Montréal. Ce grand maître de l accordéon diatonique a bouleversé sa vie. La beauté et la virtuosité de sa musique ont captivé son coeur. Elle devient dès lors la pianiste-accompagnatrice de Philippe Bruneau de 1979 à 1989. Ils créeront ensemble une cinquantaine d arrangements d airs traditionnels et de compositions originales de M. Bruneau.

Depuis 1991, Dorothée accompagne une variété de musiciens, troupes de danse et ensembles folkloriques : La Grande Chaîne, fondée avec Christian Laurence, L Ensemble national de folklore Les Sortilèges, Les Pieds Légers de Laval, Celtic Grace dans le spectacle irlandais/québécois De Galway à Grosse Île, Lueurs d Espoir avec Gilles Garand, Les Grondeuses avec Claudine Arcand, Gaëtane Breton, Violaine Poudrier et Gisèle Savaria et finalement l harmoniciste Gabriel Labbé et le contrebassiste Michel Donato. Depuis trois ans elle accompagne les violoneux aux Highland Games tenues sur le terrain de l Hôpital Douglas à Verdun.

Comme chanteuse, guitariste ou pianiste, elle a enregistré plusieurs albums :
Maple Sugar / Sucre d érable en 1973;
Pandora s Box avec Homer Hogan en 1973;
The Great Canadian Fiddle avec la famille Townsend en 1976;
Children of the Dawn avec Homer Hogan en 1987;
Philippe Bruneau : accordéons diatoniques québécois, disque français, enregistré en 1984 et lancé en 1988;
Dans l rang St-Elzéar avec Les Pieds Légers de Laval en 1996;
La Veillée à Gilles pour le 50e anniversaire de Gilles Garand en 1996;
Evergreen avec Homer Hogan en 1997;
L Harmonica : une passion avec Gabriel Labbé et Michel Donato en 1999;
Philippe Bruneau : hommages, enregistré en 1980 et lancé en 2001.

En collaboration avec Gilles Garand, elle milite pour la reconnaissance de la musique traditionnelle québécoise au sein de la Société pour la promotion de la danse traditionnelle québécoise, produisant le festival annuel La Grande Rencontre à Montréal. Au niveau national, elle est membre du conseil d administration du Conseil québécois du patrimoine vivant.

Cheers
Steve

(texte paru dans La Grande Ronde : Recueil de musique traditionnelle du Québec, par Dorothée Hogan, éditions Mnémo 2001 et 2002).

Dorothée Hogan, née en 1929, à Dayton (Ohio), commença sa carrière dans le domaine de la musique traditionnelle à New York, après la deuxième guerre mondiale, dans le mouvement devenu le New York City Folk Revival. Inspirée par Pete Seeger et son milieu, elle jouait de la guitare et interprétait les chansons traditionnelles de la classe populaire. Elle voulait, par la diffusion de la musique du peuple, contribuer à construire un monde meilleur.

C était à l époque où les Américains de gauche étaient persécutés par le House Un-American Activities Committee du Congrès américain, sous la direction du Sénateur Joseph McCarthy. De plus en plus, Dorothée et son mari, Homer Hogan, se sentaient en prison, tant au niveau politique que spirituel. Après avoir terminé sa maîtrise en chant choral au Collège Westminster à Princeton, New Jersey, elle décida avec son mari de s installer au Canada en 1962.

Elle enseigna alors la musique classique ainsi que traditionnelle à Guelf (Ontario) et fonda les Madrigal Singers à l Université de Guelph. De cette chorale est issu l ensemble folklorique Maple Sugar / Sucre d érable qui mettait en vedette les violoneux Graham et Eleanor Townsend, le câlleur Fred Townsend ainsi que les gigueurs Donny et Gina Gilchrist.

Ses efforts pour mieux représenter la musique québécoise dans les spectacles de Maple Sugar / Sucre d érable l ont amenée à rencontrer Philippe Bruneau de Montréal. Ce grand maître de l accordéon diatonique a bouleversé sa vie. La beauté et la virtuosité de sa musique ont captivé son coeur. Elle devient dès lors la pianiste-accompagnatrice de Philippe Bruneau de 1979 à 1989. Ils créeront ensemble une cinquantaine d arrangements d airs traditionnels et de compositions originales de M. Bruneau.

Depuis 1991, Dorothée accompagne une variété de musiciens, troupes de danse et ensembles folkloriques : La Grande Chaîne, fondée avec Christian Laurence, L Ensemble national de folklore Les Sortilèges, Les Pieds Légers de Laval, Celtic Grace dans le spectacle irlandais/québécois De Galway à Grosse Île, Lueurs d Espoir avec Gilles Garand, Les Grondeuses avec Claudine Arcand, Gaëtane Breton, Violaine Poudrier et Gisèle Savaria et finalement l harmoniciste Gabriel Labbé et le contrebassiste Michel Donato. Depuis trois ans elle accompagne les violoneux aux Highland Games tenues sur le terrain de l Hôpital Douglas à Verdun.

En collaboration avec Gilles Garand, elle milite pour la reconnaissance de la musique traditionnelle québécoise au sein de la Société pour la promotion de la danse traditionnelle québécoise, produisant le festival annuel La Grande Rencontre à Montréal. Au niveau national, elle est membre du conseil d administration du Conseil québécois du patrimoine vivant.

Une vie riche, exemplaire, essentiellement vouée à la musique, à sa reconnaissance et à sa diffusion, dans un souci d équité et de justice.

Re: Dorothy Hogan

Maybe you understood more on the second reading! Sorry about that. How about a preview function for posts, Jeremy?

Re: Dorothy Hogan

Err…struggling a bit here, I think I got the gist though.

Being a Secondary Modern pupil in the late 50’s and leaving school at 15. I didn’t have the means or inclination to learn French.
We Brits (in general) seem to think we don’t need to speak foreign languages, the typical British tourist just shouts a bit louder hoping they will get understood.

I have since discovered that to avoid embarrassing situations and to earn a modicum of respect some knowledge of the language is essential…especially as I enjoy Bouillabaisse and need to be able to order it!

Cheers for that.

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